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République de Djibouti — Unité · Égalité · Paix Autorité administrative indépendante
Sceau de la CNIPLC Commission Nationale Indépendante
pour la Prévention et la Lutte contre la Corruption
République de Djibouti

5 juillet 2026

Lutte contre la corruption : Djibouti participe à l’évaluation de Madagascar dans le cadre de la CNUCC


Dans le cadre du deuxième cycle du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), la République de Djibouti a pris part, aux côtés de la République-Unie de Tanzanie et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à l’évaluation de la République de Madagascar. Cette mission s’est déroulée du 30 juin au 2 juillet 2026 à Antananarivo.

La délégation djiboutienne était composée de deux experts gouvernementaux :M. Djama Souleiman Aboubaker, Directeur de la Coopération internationale et du recouvrement des avoirs illicites à la Commission nationale indépendante pour la prévention et la lutte contre la corruption (CNIPLC), et de M. Yacin Said Chireh, Directeur de la Recherche et de l’Éducation à la CNIPLC.

Cet examen avait pour objectif d’évaluer la conformité du cadre juridique et institutionnel malgache aux dispositions de la Convention des Nations Unies contre la corruption, avec un accent particulier sur le chapitre II, relatif aux mesures préventives, et le chapitre V, consacré au recouvrement des avoirs.

À cette occasion, les experts gouvernementaux de Djibouti, de la République-Unie de Tanzanie et de l’ONUDC ont été reçus en audience par le Premier ministre, Chef du Gouvernement de la République de Madagascar. Celui-ci a réaffirmé la pleine mobilisation de son Gouvernement afin d’assurer le bon déroulement de cette mission d’évaluation et a souligné l’engagement politique constant de Madagascar dans la lutte contre la corruption.

Les experts ont également été reçus par le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale malgache, qui leur a présenté les principales réformes législatives en cours dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption.

En marge de l’évaluation, la délégation Djiboutienne a effectué plusieurs visites de courtoisie auprès de différentes institutions nationales, notamment le ministère de la Justice et le ministère des Affaires étrangères, afin de renforcer les relations de coopération entre les deux pays. Les travaux d’évaluation se sont ensuite déroulés durant trois jours, au cours desquels les experts ont procédé à un examen approfondi de la législation, des politiques publiques et des mécanismes institutionnels de Madagascar afin d’en apprécier la conformité avec les dispositions de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du mécanisme d’évaluation par les pairs institué par la Convention. À ce titre, la République de Djibouti contribue activement à l’évaluation d’autres États parties, tout en ayant elle-même été évaluée par des pays partenaires dans le cadre des précédents cycles d’examen. Cette participation témoigne de l’engagement constant de Djibouti en faveur de la coopération internationale, du partage des bonnes pratiques et du renforcement des efforts mondiaux de prévention et de lutte contre la corruption.

À travers cette mission, la République de Djibouti réaffirme son attachement aux principes de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance consacrés par la Convention des Nations Unies contre la corruption. La CNIPLC se félicite de la qualité des échanges avec les autorités malgaches, les experts de la République-Unie de Tanzanie et de l’ONUDC, ainsi que de l’esprit de coopération qui a marqué l’ensemble des travaux.

Cette mission a permis de consolider les liens de coopération entre les États parties, de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques et de contribuer au renforcement des capacités institutionnelles dans la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que dans le recouvrement des avoirs illicites.

La CNIPLC demeure pleinement engagée à poursuivre son action en faveur d’une coopération internationale renforcée, au service de la mise en œuvre effective de la Convention et de la promotion d’une gouvernance intègre et responsable.